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15 août 2015, 14:27, par Edouard Priem

Anecdotes sur La chanson de LLN par Edouard Priem 15/08/2015
- Quand la chanson commençait à avoir du succès la responsable de la communication à l’UCL m’a demandé de changer mon texte et me disait : « Impossible de cautionner cette chanson avec ce que vous dites !" La dessus j’ai refusé prétextant que c’était la réalité des étudiants et que la liberté d’expression des artistes devait être respectée. Conclusions : la chanson n ?a jamais été repris, de ce temps-là, dans un support officielle de l ?UCL par contre les étudiants l ?ont repris dans leurs publications (agenda newsletter etc ?)
- J’ai chanté la première fois la chanson de LLN en 1995 au "Mercredi de la guitare" (scène ouverte qui permet aux artistes de venir chanter/jouer maximum 3 chansons sur scène ; maintenant c’est devenu le "Lundi de la guitare") Le lendemain j’ai été invité à l’ ILV (Institut des Langues Vivantes) par Jacqueline Pairon (prof) pour chanter LLN en "live" devant ses élèves et toujours le même fameux lendemain, radio Agora (radio locale) m ?avait appelé pour me demander une interview. Je n ?en croyais pas mes yeux ! S ?il y avait tant de coïncidences et d ?intérêt pour cette chanson il fallait faire quelque chose pour la lancer.
- Détail important qui m ?a donné vraiment confiance : après avoir chanté dans l ?auditoire de Md. Pairon il y avait un monsieur assez âgé qui venait me féliciter ; c ?était le vice-président de l ?IAD (je ne me rappelle plus son nom) mais ce qui était encourageant c ?est qu ?il me proposait de mettre un studio à ma disposition pour faire une maquette ce que j ?ai fait avec l ?aide de certains étudiants de l ?IAD dont Pierre Yves.
- Cette maquette ne permettait pas de faire un CD professionnelle il fallait que je trouve un sponsor pour financer cette production surtout si je voulais avoir une chance que cette chanson devienne un succès. Durant plusieurs semaines j ?ai cherché, prospecté et tapé à différentes portes mais en vain, pas de sponsor en vue pour la chanson de LLN. Il me fallait de ce temps-là environ 200.000FB (5000 ?) pour ce projet. C ?est au moment où j ?allais abandonner que ? à la crêperie Bretonne je buvais de la « Barbare » bière au miel de la Brasserie Lefebvre à Quenast. Me vient une idée ?. j ?avais dans mon texte (30 pages de brouillon !) parlé un moment de la barbarie des étudiants bref je les trouvais parfois barbare. J ?ai pris mon téléphone et au culot j ?ai dit à Monsieur Lefebvre qu ?il fallait absolument que je le rencontre car j ?avais exactement ce qu ?il lui fallait pour faire une formidable promo de sa bière Barbare. C ?est donc de la que vient le texte «  ? il y avait des petits bleus qu ?on achetait à coups de Barbare ? » c ?était et c ?est toujours la tradition d ?acheter des petits bleus à coups de bacs de bière ? Bref, il a joué le jeu ; des affiches, des CD, des flyers etc ? et surtout une production professionnelle avec notre pointure national Steve Houben à la flûte a été réalisée.
- Quand je disais à certains de mes amis que je voulais que cette chanson devienne l ?hymne de la ville et que je voyais bien des milliers d ?étudiants chanter cette chanson avec moi sur scène à la Grand Place on me prenait pour un illuminé. Ce rêve c ?est bel et bien réalisé et c ?est en 2008 que j ?ai chanté pour la première fois sur la Grand Place aux 24h vélo et chaque fois avant de commencer tout le monde se met à chanter le refrain. La tradition veut que je mette le T-shirt des 24h et que je fasse un « Afond ». En 2014 j ?ai en plus fait un « gueule en terre » devant tout le monde ?
- Peu de gens le savent mais je suis un flamand né à Bruges et j ?ai fait mes études en flamand, j ?avais même mon kot à Leuven à la KUL, LLN n ?était pas encore crée. Je n ?ai donc pas fait mes études à LLN.
- Ce qui a vraiment boosté cette chanson auprès des étudiants c ?est le fait qu ?elle a été utilisée pour annoncer la fin de chaque soirée. Chaque DJ qui vient sur LLN le sait et ne manque jamais de la passer.

Information sur la chanson de LLN.
Texte repris par le site : http://www.koter.info/lln/edouardpriem.html
« Louvain-la-Neuve » c’est aussi la célèbre chanson d ?Edouard Priem.
Depuis 1996, Edouard Priem est le chanteur que tous les étudiants de LLN portent dans leur c ?ur. Sa chanson connait toujours le même succès dans toutes les soirées et guindailles, elle est même devenue l’hymne de LLN.
Histoire de cette jolie chanson contée par l’auteur et interprète Edouard Priem.
Quand j’ai déménagé à LLN (1995) j’ai été surpris par cette activité débordante qui y règne le jour comme la nuit ! Pour moi c’était, et c’est d’ailleurs toujours, une ville jeune, pleine d’activités et d’initiatives où le folklore estudiantin y est fort développé.
J’avais l’impression de vivre sur une autre planète, j’étais comme dans un cocon. J’accédais à tout en un clin d’ ?il, que ce soit pour une photocopie, un CD, une bibliothèque, un centre sportif, la gare, le cinéma, un café, un concert et que sais-je encore, ..., tout était à portée de main, en quelques pas on y était, c’est toute la magie de cette petite ville formidable à l’architecture extraordinaire visitée pour son originalité par des milliers d’architectes du monde entier. On ne peut pas y circuler en voiture, c’est une ville 100% piétonne. Cela nous donne toute la liberté d’aller où on veut et quand on veut. La nuit, on passe d’une soirée à une autre, que ce soit avec des concerts ou des DJ, il y règne toujours de l’ambiance et de la joie. Bref, c’est extraordinaire, encore faut-il avoir une mentalité d’étudiant, sans quoi on est dépassé et hors du coup.
Je crois avoir bien compris ce qui anime cette ville et, surtout, je crois que j’ai bien compris l’esprit des étudiants. En effet, ils me le rendent bien et cela me touche, car finalement ils ont adopté ma chanson et c’est devenu l’hymne de leur ville qui est le symbole des meilleurs souvenirs de leur jeunesse, où ils se sont éclatés à fond, sans retenues et sans contraintes.
Quand le WE arrive, la ville de LLN se vide car tous les étudiants (20.000 sauf les étudiants étrangers) partent à la maison, chez papa maman. En général, ils vont se reposer de leur semaine d’enfer, en tous les cas pour les guindaileurs (lol).
Et c’était justement un dimanche, quand LLN était vide et veuve (parce que plus d’étudiants), que j’ai eu l’idée de composer une chanson sur cette petite ville impressionnante. J’avais un coup de blues, je n’avais pas papa maman chez qui aller, j’étais seul, en plus je n’étais plus étudiant et, pour moi, il fallait que je chante tout cela. « LLN jamais je ne t’oublierai » est devenu réalité pour moi et l’inspiration est arrivée.

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